Paule RICHE
ENCRES
Paule Riché commence
ses formats monumentaux au sol,
évoluant telle une
danseuse légère et aérienne...
Utilisant de larges
pinceaux de bambou
en d’amples
gestes,
soulignant
délicatement les contours,
elle fait naître en gris
et noirs, opaques ou translucides
les montagnes
intemporelles.
.
L’encre de Chine pénètre
dans le papier de riz humide,
tourbillonnant, et se
diffusant autour des fibres.
Fluide elle est
absorbée,
épaisse telle de l’huile,
elle reste en surface.
Ainsi naissent
des paysages sacrés,
révélant courbes,
fissures, et chaos de la terre.
Paule Riché est dans une
communion
patiente et silencieuse
avec son travail.
Le papier lui
indique
où les fleuves
coulent,
où les montagnes
émergent,
où les nuages enveloppent
une forêt,
où les mers se soulèvent
en tempête.
Il n’y a aucune
urgence,
ni aucun sens de
l’inspiration instantanée,
mais plutôt une dualité
entre calme et anticipation ;
une forme de peinture
méditative
qui cherche les secrets
de la sagesse de la Nature.
D’après un écrit de Duane
Prentice