Chaque matériau a ses qualités propres. C’est seulement lorsque le sculpteur travaille de manière directe, quand il existe entre lui et son matériau une relation active, que ce matériau peut jouer
son rôle dans la mise en forme d’une idée . L’aspiration à la forme pleinement réalisée est liée à l’asymétrie. L’asymétrie est également liée au fait d’aspirer à l’organique plutôt qu’au
géométrique. Le sens et la portée de la forme elle-même dépendent probablement des innombrables associations liées à l’Histoire humaine.
Pascal RAGOUCY
PHOTOGRAPHIES
Mon projet pour cette année serait de travailler à partir des « signes » (images / écritures, calligraphies, idéogrammes) présentés l’année dernière associés
à des panoramiques verticaux de paysages sur des bannières verticales de papier.
Je voudrais réaliser des bandes horizontales ou seraient associés des images « signes » et des dessins
constitués d’extraits d’autres images « décalqués » sur le papier.
Ce travail correspondrait à une mise en relation entre les «signes» et les paysages dont ils sont extraits, un
prolongement mode de capture d’image que j’applique aux « signes ».
Ces bandes de dimensions env 300x30 cm, seraient épinglés sur les murs à hauteur de lecture, aucun cadre ne viendrait
perturber le support papier qui prendrait alors toute sa présence.
Pascal Ragoucy - 2007
Nathalie RAK
INSTALLATION TISSUS
Mon travail actuel est essentiellement en volume.
Entre le modelage et ouvrage de dame,
le textile est devenu mon matériau de prédilection.
Mes travaux jouent d’un artifice décoratif et s’articulent autour
de l’orgie, l’excès et la métamorphose qui occupe une place centrale.
Ouvrant sur un univers sensible où les repères se perdent,
où l’étrangeté se mêle à la familiarité.
On entrevoit parfois au milieu cette profusion organique et généreuse
de formes et de couleurs, une ombre furtive et déstabilisante .
Mes travaux jouent d’un artifice décoratif et s’articulent autour de l’orgie,
l’excès et la métamorphose qui occupe une place centrale.
Ouvrant sur un univers sensible où les repères se perdent,
où l’étrangeté se mêle à la familiarité.
On entrevoit parfois au milieu de cette profusion organique
et généreuse de formes et de couleurs, une ombre furtive et déstabilisante .

Julia Schuit
INSTALLATION VIDEO
Le Passage
est un essai de représentation
de la transition d'un état
à un autre, un voyage.
Une manière de passer, une entrée ou une
sortie. Un passage est représenté à travers le mouvement dans le texte, comme traverser un couloir qui s'ouvre sur d'autres mondes, questionner et étendre nos limites, connaître les divers
niveaux d'être, les ondes de la vie. Se déplacer d'un lieu à un autre, raconter l'histoire de la vie d'immigrée, d'étrangère dans un pays différent faisant un voyage à travers des langues et des
cultures. Ne pas se faire comprendre toujours à cause de différences linguistiques et culturelles. Ça renforce le
sentiment d'être différente, d'une identité individuelle, que chacune et chacun mène sa propre vie et fait son propre voyage. On a tous un voyage différent dans la vie, parfois voyageant et se
fondant avec un autre, mais généralement restant seul. Des fois, quand on éprouve des difficultés, on se sent dans le noir, d'autres fois on est de bonne humeur et on est à la lumière. Dès la
naissance on se transforme jusqu'à la mort et on progresse et voyage à travers la vie. Graduellement on se forme et on devient plus solide. Apercevoir et sentir qu'il y a des différences entre
nous peut nous faire peur l'un de l'autre. Parfois j'éprouve une intimité avec quelqu'un et nous voyageons ensembles par les pensées, puis peu à peu ou d'un coup il arrive un écart et nous nous
éloignons. Cela peut couper le fil très délicat qui nous relie. La peur de l'inconnu nous pousse à nous faire la guerre. Enfant, je pensais que si nous étions tous pareils, nous serions tous en
paix. Maintenant, j'ai commencé petit à petit à comprendre la beauté de la diversité et que l'on doit chacune et chacun avancer le long de notre propre voyage.